Interview / photos expo


Danse danse danse mon ami! Merci pour ce partage et ces écrits hauts et forts. Sois justement (trop) fort et @++ F. Merci pour tous ces documents que je vais regarder !Bonne exposition à Meisenthal Stéphanie. En te souhaitant un très bon Meisenthal. Photographiquement tiens, J-Ph. Ton mail et ses PJ permettent de mieux te connaître à travers tes confidences sans fard. René. Bravo pour tous tes projets. Gérard. Bravo !...à Maïs Enthal. Olivier. Bonsoir, merci beaucoup pour ce partage. Éléonore. Sacré Arnaud ! Arnault Bernard est excellent, ahah ! P. L. Merci pour l'info, Arno. <3 <3 <3. Véro. Magnifique mon ami. Mohamed. Perso j'écris en déclusif. Bon c est bien merci de me garder un exemplaire L. Très bel entretien(s) !Bravo. Merci Bernard. Julien. Toujours un grand plaisir de te lire, j'ai lu cette biographie approfondie et plus complète, elle est haute en couleur, très visuelle.... Nos début dans la vie d'adultes ont été marquants et intenses. Plein de bises et une bonne performance à Meisenthal ! Ol. J'adore ta vidéo sur YouTube ! et les textes. Bise Nathalie.Merci Arnaud, à bientôt Denis. Merci pour la transmission de ces chouettes infos artistiques. À bientôt à Meisenthal, Louise. Merci l'ami du jardin pour ton invitation et pour cet esprit libre. Catherine. BRAVO POUR CETTE MAGNIFIQUE AFFICHE ANNONÇANT L'ÉVÉNEMENT L.A.R.A.G.E.D.E.D.A.N.S. M.Incroyable cette vidéo et tes textes ! Bonne route vers les Vosges du nord, bon montage et belle exposition. grosses bises. B.

Interview Installation / Performance danse, Petites Vitrines, Meisenthal, 2023.

Bonjour Arnaud, peux-tu te présenter en quelques mots ?
- Mon prénom, c'est Arnaud, à ma naissance la sage-femme qui était également bonne sœur s'est littéralement planté dans l'orthographe de mon prénom et elle a ajouté un L supplémentaire à la fin, ça lui faisait plaisir. Ou elle n'a pas fait exprès, un excès de zèle, pour faire genre. Mon prénom s'est alors écrit Arnauld. Première erreur de casting. Mon nom de famille, c'est Poiré, comme la Poire avec un accent aigu. L’étymologie de Poiré est une boisson alcoolisée effervescente, un cidre de poire. Pendant longtemps et encore maintenant l'accent a rarement été mis sur les majuscules pour des raisons obscures administratives, malgré le fait que nous soyons au 21ème siècle, époque dévolue au transhumanisme et à l'intelligence artificielle. Mon nom s'est donc obstinément écrit Poire. Deuxième erreur. A l'école au moment de l'appel, les enseignants, enseignantes m'appelaient Arnauld Poire. Une vraie plaie. Je mettais beaucoup de temps à répondre, peu concerné par l'énoncé de ces deux mots servant à m'identifier. Tout ceci suscitait bien souvent des quolibets et des rires. Certaines professeureuses distraites ou inconsciemment mal intentionné.es jouaient sur les mots, l'amalgame devenait goguenard. Et je m'appelai Arné Poireau, le poireau étant comme tout le monde le sait beaucoup plus drôle que la poire, cette dernière plus triste, vite blette. Les gens qui gobent tout sont tous.tes de bonnes poires ! J'ai finalement commencé à piailler, taper des pieds afin de montrer mon mécontentement à mes parents, et à toutes les administrations respectueuses des règles établies. J'ai fait changer l'orthographe de mon prénom via une requête adressée au Juge aux affaires familiales, et un beau jour sur ma carte d'identité, Poire s'est transformé en Poiré écrit en majuscules, avec l'accent bien, là ou il faut. Je n'avais plus à rajouter l'accent au stylo-bille sur toutes les impressions papier qui me qualifiaient, permis de conduire, diplôme, etc. Sans accent, le sens du nom propre change et il ne le fallait plus. Toutes les personnes appelés Poiré qui avaient mis un T à la fin comme Jean Poiret s'étaient pourfendus pour rien. Mon honneur était sauf, j'étais fier comme Alain Juppé. Sur ma carte d'identité, mon vrai prénom et mon nom de famille apparaissaient enfin en pleine lumière, je m'appelais Arnaud Poiré et je pouvais enfin interpréter les rôles que la vie m'avait gratifiée. Youpi.

Que voulais-tu faire quand tu étais plus jeune ?
- Je rêve énormément, enfant, je rêvais encore plus, puisque je n'étais pas adulte. Je crois en la beauté du monde, in tantinet idéaliste, doux rêveur. J'ai découvert le commerce chez ma tante dans sa boutique de prêt-à-porter femme à Châteaubriant en Loire-Atlantique, en vendant des robes en soldes ! De vieux rossignols dégriffés, je les sortais sur le trottoir sur des portants métalliques. J'ai compris que je pouvais gagner de l'argent en vendant des tas
d'objets matériels diverses et variés. J'ai envisagé des études de commerce international, un métier de rêve, afin de gagner un maximum de pognon ! J'ambitionnais une réussite sociale professionnelle et bien sûr personnelle. Un couple épanoui avec une jolie femme comme de bien entendu, une ribambelle d'enfants, au moins deux, un garçon et une fille, comme papa et maman, de nombreux ami.es influents, une maison spacieuse, avec du terrain, un beau jardin, une belle voiture, un chien, des chats, un poisson rouge, etc. Le rêve ordinaire de beaucoup d'êtres humains, rien d'extraordinaire en fin de compte. Avec le temps et mes expériences artistiques, j'ai plutôt pris goût aux marchandises défraîchies, invendues, aux rebuts sans valeur, aux déchets de notre société de consommation. Pour continuer à produire en toute liberté, je me suis progressivement libéré de toutes les contingences matérielles superflues. Non sans mal, souvent à contrecœur. La nécessité fait loi. J'ai dû revoir mon ambition financière à la baisse, et mon objectif de directeur marketing international s'est indéniablement transformé en brocanteur du dimanche. Plus proche des gens du voyage que de la City de Londres.

Quel est ton rapport à l'image ?
- Dans les années soixante, à l'école en tant qu'enfant, si je travaillais bien, je bénéficiais de bons points. Et au bout de dix, j'étais gratifié d'une belle image, grande, généralement animalière, un lion, un éléphant, une girafe. Ces images en couleur représentaient des animaux sauvages africains de l'époque, ils étaient déjà en voie de disparition ! Peu d'animaux locaux, à bien y réfléchir considérés souvent à tort comme nuisibles, comme le renard, le blaireau, la pie, le corbeau...Bref. C'est ainsi que cette maladie de la compétition s'est progressivement insinuée dans mon esprit malléable et innocent. Je suis devenu
addict à la gratification, à la validation extérieure. Facilement manipulable et influençable, il m'en fallait toujours plus, plus d'images, plus de représentations, jusqu'à la saturation et l'overdose imagière. Je commençais sans le savoir ma carrière d'iconoclaste invétéré, à bas le passé et ses fantômes. À la poubelle, les traditions et ses poncifs. Curieux et insatiable, alors que je devenais simplement prétentieux et orgueilleux. Pré-adolescent, je me suis donc amusé de manière compulsive comme beaucoup de jeunes de cet âge-là à découper frénétiquement des images dans les magazines et la presse pour les assembler sur le mur de ma chambre. Une sorte d'affichage sauvage, exutoire et faite de projection de mes fantasmes d'adolescent boutonneux. Mes rêves les plus fous étaient mis en scène et tout ceci traduisait ma pensée pubère foisonnante du moment. Un monde à moi, rien qu'à moi, original, obsessionnel et désiré. Les progrès du monde de l'édition, l'industrialisation de la culture, depuis ma naissance au 20ème siècle continuent à déverser leur flot d'informations superflues, leurs publicités mensongères et des tonnes de clichés en tout genre dans mon esprit vierge, interminablement. L'objectif étant de me faire comprendre que tout bon citoyen se doit d'être avant tout un bon consommateur de masse, un être décervelé de préférence. Consommer...Peu importe quoi, mais consommer ! Je consomme, donc j'existe.

Quel est ton propos avec cette installation de papiers froissés ?
- Froisser des papiers journaux, c'est vouloir allumer un grand feu de joie ! Afin d'y brûler toutes mes peurs, mes angoisses, mes doutes. Froisser du papier, c'est passer à autre chose, jeter les choses négatives, oublier les mauvaises nouvelles du monde civilisé. C'est retrouver son état sauvage et primitif, faire corps avec soi-même dans un geste simple. C'est soulager sa colère de manière répétitive et froide. Sans concession commerciale. Exagérer un geste de ras-le-bol, exprimer un trop-plein face à ce monde extractiviste, dévorant inexorablement les ressources vivantes de la planète. C'est faire tabula rasa, faire le vide, s'amuser de ce flot incessant d'informations bonnes et mauvaises. Faire des boulettes de papier afin de se réapproprier son corps, sa vie, son libre choix. Enfin au moins en avoir l'illusion. Faire preuve de bonne volonté, espérer que la bonne fée transcendance veille sur moi et mon avenir. C'est un ego trip salvateur et bénéfique ! Accumuler des papiers froissés pour en faire un tas. C'est se libérer de la peur de mourir, en ritualisant la perte, la maladie, la mort ! C'est exprimer de manière sensible ma propre vulnérabilité. Froisser des papiers journaux, c'est me réparer, me guérir d'une blessure émotionnelle inexistante, c'est m'aimer et m'accepter tel que je suis, ici et maintenant. C'est offrir au monde un moment de poésie visuel, par un acte gratuit, faussement désintéressé, tendre vers l'humilité. Chiffonner des papiers journaux, c'est être
profondément incorrect, c'est lâcher le contrôle et jouir pleinement. Écrabouiller du papier, c'est être touché au vif, au plus profond de soi. Friper du papier, c'est laisser jaillir ma pulsion de vie, vivre mes émotions foncièrement et les partager avec le public de manière consciente. Écraser du papier, c'est outrepasser ma propre violence, celle que je m'inflige et que j'inflige aux autres, c'est pleurer tout mon soûl, exprimer toute ma
souffrance et mes douleurs au jour le jour. Et aussi en définitive communier à la grande messe de l'art contemporain, c'est jouer le jeu du divin, répondre à la commande divine. Il est grand le mystère la foi, cela est juste et bon. Alléluia.

Pourquoi prendre des papiers journaux ?
- Les journaux sont un matériel artistique, facilement récupérable, repérable. Je les cherche directement dans la poubelle jaune de mon immeuble, l'agence immobilière à l'étage est abonnée au journal local régional, les DNA. J'ai aussi demandé au bistrot de mon quartier de mettre de côté les vieux journaux. En terrasse, j'y lis les nouvelles fraîches de la région, la patronne m'a gardé aimablement un temps les quotidiens de lecture, Libération, Le Monde, La Croix, Charlie Hebdo, le New York Times et d'autres occasionnels, glanés ici et là. J'utilise aussi ce matos pour faire des emballages cadeau, découper des lettrages, écrire de la poésie, trouver des images pour des collages old school.
J'y déchire des bandelettes pour de la sculpture d'objets en modelage, un poupon, une chaise échelle 1. Je bouche un trou de souris, je protège des fruits et légumes, je cale des objets à envoyer, notamment des livres. Les journaux sont souvent gratuits ou coûtent que dalle. Le papier journal est un matériau pauvre utilisé par les artistes pauvres, pour vendre à d'autres pauvres. Jamais bankebal sur le marché de l'art, il se range dans la rubrique modeste, art brut, singulier, art des sans dents et des créatifs du dimanche. Relégué à la rigueur dans le champ oublié de l'Arte Povera, bref, il appartient à un temps résolu et dépassé, altmodisch.

Quel est ton rapport à l'art contemporain à l'heure actuelle ?
- J'ai fait une formation d'architecture et travaillé deux années après mon diplôme dans le domaine en tant que salarié, à la fin de ma mission, je me suis retrouvé au chômage. J'ai alors effectué quelques remplacements au sein d'agences d'architectes talentueux, dans la muséographie, le logement, la villa de luxe. En parallèle, je peignais dans une friche industrielle pour le plaisir avec des personnes sans domicile fixe, j'ai notamment peint une grande toile en état d'ébriété, un décor pour spectacle de danse. Un ami architecte et sa compagne m'ont également à cette époque aidé en m'achetant un grand format. Il ne m'en
a pas fallu pas beaucoup plus pour me convaincre de faire le grand saut et me lancer à corps et à cri dans une carrière d'artiste-peintre, original et autodidacte ! J'étais motivé et je croyais pleinement dans mes compétences artistiques, ma solide formation me garantissait selon moi une ouverture sur le monde de l'art contemporain. À mon chômage, j'ai donc loué un atelier de dessin et de peinture dans un collectif d'artistes à Bischeim, banlieue proche de Strasbourg. Je partageais cet espace avec un ami photographe qui venait occasionnellement photographier des nus féminins. À la fin d'un des premiers salons d'art, St'Art j'ai déboulé armé de mon cutter et découpé un maximum de grande toiles blanches ignifugées servant de toiles de fond aux œuvres d'art exposées. J'avais mon stock de supports pour l'année, je suis allé acheter de la peinture industrielle en pots, des pinceaux et des rouleaux de scotch dans un magasin de bricolage hard discount. J'étais prêt pour ma carrière d'artiste-peintre. Une combinaison, de vieilles baskets aux pieds, une agrafeuse, et c'était cool. Strasbourg devenait New-York dans ma tête de jeune étudiant alcoolique et drogué de la classe moyenne blanche instruite. Mon rêve américain, devenait mon rêve alsacien. J'y croyais, naïf et volontaire, rebelle et obstiné. Admiratif de mes coreligionnaires plus âgés, j'idéalisais Basquiat, Keith Haring, Combas. J'aimais leur énergie créative, leur liberté, leur production libre et foisonnante ! Go ! J'en étais capable ! A la fin de mon année d'atelier, j'avais beaucoup expérimenté, produit, il fallait à tout prix faire grand, plus grand, en grande quantité. Démontrer au monde entier ma capacité à créer, à développer un style original, affiner mon personnage, travailler au mythe fondateur dans le but de vendre et d'inonder le marché de l'art, localement, et ainsi de suite. Pénétrer le marché, de toutes les manières possibles et inimaginables.

Et alors ?
- Ben, ça a marché un temps. J'ai beaucoup vendu à des ami.ies, des architectes du foutur, des artistes extravagants et des proches de ma famille ! Classique, je bradais mes grands formats, doutant toujours au fond de moi de ma légitimité sur la scène artistique, de mes capacités et de mes talents de peintre et de dessinateur génialissime. À dire vrai, je n'avais pas fait d'école d'art, qui étais-je pour prétendre à une quelconque notoriété dans ce domaine ? J'exposais lors d'ateliers ouverts, participais de manière sporadique à des expositions collectives de la jeune création. Une mauvaise expérience de galerie m'avait
refroidi jusqu'à mon trognon interne, je me méfiais dorénavant des intermédiaires, des agents artistiques en tout genre. Je creusais ainsi ma tombe cosmogonique sans le savoir, isolé et imbus de moi-même. À cette époque, des ami.ies éducateurices et des médecins psychiatres m'ont invité à remplacer une artiste et infirmière psy qui donnait des cours de dessin et de peinture pour personnes valides et non valides dans un centre socio-coulturel du centre de Strasbourg. J'acceptais avec plaisir de m'occuper de cet atelier, puisque mon collectif d'artistes mettait la clé sous la porte, mon chômage prenait fin, et que je quittais ma compagne enceinte. Mon problème d'addiction s'installant insidieusement et dourablement. Bref, je perdais le contrôle de ma vie. Ma nouvelle fonction d'art thérapeute enseignant ne pouvait que me rebooster le moral et le porte-monnaie, me prodiguant un semblant d'indépendance financière. Jean Doubouffet n'avait qu'à bien se tenir et pouvait se retourner tant qu'il veut dans sa tombe d'art brout. J'étais le roi, puisque je transmettais un savoir pictoural et graphique en enseignant comment représenter des objets, des idées, des sensations par le dessin et la couleur. J'étais reconnu par des personnes trisomiques, des personnes dites malades ou déficientes mentales, mais aussi par des personnes dites saines représentant la classe sociale dominante, en recherche d'émotions artistiques décalées. Je devenais sans m'en rendre compte une sorte de guérisseur, à soulager les psychoses des uns, à soulager les névroses des autres par le biais de l'art-thérapie. Mais qui étais-je pour endosser ce rôle d'aidant alors que moi-même, je souffrais de dépendances diverses et variées ? Que je consultais régulièrement, étant moi-même en psychothérapie de manière cyclique. À vrai dire, je n'avais pas fait de formation de thérapeute ou de psychologue et j'étais bien loin d'être sobre et serein dans mes comportements envers mes proches !

Est-ce que tu vis de ton art ?
- Non ! Mais pour être honnête, je suis très heureux d'être artiste indépendant, poète, danseur, chercheur autonome, micro-biologiste, entomologiste, permaculteur, activiste environnemental, écrivain, etc. J'ai la sensation d'être sorti indemne des syndromes de l'imposteur, des travers du sauveur. En regardant en arrière, je suis content de mon parcours. C'est un long processus, j'ai fait des choix et aujourd'hui, je les assume complètement. J'ai gardé le cap toutes
ces années, certes, je n'ai pas gagné beaucoup d'argent, mais je me suis libéré de beaucoup de fardeaux. Aujourd'hui, je suis en accord avec mes valeurs personnelles, vu de l'extérieur, cela peut paraître radical, mais pour moi c'est simple. Je suis végétalien, minimaliste, semi-nomade, clean et sobre un jour à la fois. J'ai arrêté de donner des cours de dessin et de peinture en privé, (j'avais fait le tour de la question), je fais beaucoup de récup' de fruits et légumes, uniquement issus de l'agriculture biologique, je me fais tous les jours à manger, je crusine, mi cru mu cuit, qui l'eût cru ? Je n'achète que des produits non transformés en vrac. J'emprunte tous mes livres en médiathèques, je privilégie les transports doux, le vélo, le train, et le covoiturage par l'auto-stop. Je suis plutôt dans un art de vivre que de vivre de mon art. Je m'interroge sur le sens de ma production artistique, de mon rapport à la société dite productive. C'est vrai que je bénéficie des minimums sociaux, le RSA et l'aide au logement qui me permettent de payer mon loyer, et de subvenir à mes besoins de base. Comme dirait un ami, un bel ami, merci la France ! J'ai choisi la sobriété, et ma pauvreté n'est pas misérable. Enfin, en tout cas je m'y suis habitué. Au départ ce qui était peut-être une contrainte est devenu au fil du temps, un non-choix, puis un choix. Accepter les choses que je ne peux pas changer, et changer les choses que je peux, c'est une des clés de mon bonheur. Avoir 100% de mon temps me permet de l'occuper comme je le souhaite et de choisir mes activités selon mes envies du moment, c'est-à-dire lire, étudier, broder, modeler, voyager, brocanter, etc. J'aimerais cotiser. Mais je n'y arrive pas ! Cela me demande à la fois beaucoup de maîtrise, en même temps un lâcher prise et une discipline souple pour rester sobre et rester aligné. Pour cela, je fais confiance à la vie, un jour à la fois. J'accepte l'imprévu, la surprise. Je crois profondément à l'impermanence des choses aussi bien paradoxalement à l'immanence que à la transcendance. Je pourrais toujours faire plus, méditer, faire du yoga, mais en tant que bon dépendant, je me méfie de mon côté addict et de mes travers ! J'ai appris à vivre avec très peu d'argent, et je préfère dorénavant accorder du temps, à mes ami.ies, aux personnes que j'aime, plutôt que de leur offrir des cadeaux matériels.

Et ta retraite ?
- Si la planète et le temps social me le permettent, j'envisage de vivre en camion afin de voyager et de me libérer de ma location. Peut-être acquérir un petit terrain de loisir proche de la forêt, pour y garer mon camion, mais rien n'est sûr. J'ai arrêté de faire trop de plans sur la comète, j'ai toujours eu du mal à me fixer, à arrêter les choses. Je m'engage, sans m'engager ! Me projeter dans le futur est très souvent une chimère. J'ai déjà du mal à ne pas revivre sans cesse mon passé de manière obsessionnelle, j'essaie de me concentrer sur
ma journée, ici et maintenant. Maintenir mon esprit, dans le présent. Pas évident ! Je privilégie ma santé physique et mentale, la seule ressource sur laquelle j'ai un semblant de prise. Je suis à l'abri de rien, la santé est fragile, j'en ai pris conscience, c'est déjà un bon point. Éviter de m'autodétruire, c'est déjà battre en retraite !

Et la danse dans tout ça ?
- J'ai voulu intégrer cette performance danse solo à cette installation, puisque j'aime bien danser. Par le passé, déjà, j'ai rendu hommage à un ami artiste plasticien, poète disparu, Francis Guerrero. J'avais dansé un rock'n roll en solo et chanté à la manière de Gérard Lenormand, la chanson "Voici les clés" un karaoké dansée revisitée pour l'occasion, il était friand de ce genre d'action décalée. Mes parents dansent toujours très bien le rock'n'roll, la
valse, la musette. J'ai toujours aimé danser, à 18 ans, j'ai pris une année de cours de danse dans mon village d'enfance à Bantzenheim dans le Bas-Rhin, avec une prof du Ballet du Rhin. J'étais très impressionné par sa souplesse, elle faisait le grand écart facial. Nous alternions des cours de danse classique, à la barre, et des séances plus rythmées de danse jazz. J'avais sur ma table de poète en herbe, bien en évidence l'effigie de Nijinski danseur et chorégraphe russe d'origine polonaise, l'après-midi d'un faune. À la fin de mon année de seconde, du fait de mon expérience, j'avais organisé un spectacle de danse classique
comique, uniquement avec des potes hommes, la moitié étaient en tutu et l'autre moitié en collant noir en juste au corps blanc. La chorégraphie s'appelait la mare aux canards, une version caricaturale du lac des cygnes. Tous les danseurs débutants s'étaient pris au jeu, et le sérieux de leur prestation garantissait le succès et les rires dans la salle. Nous avions eu droit à un rappel à la fin du programme. À cette époque j'ai beaucoup regardé de spectacles de danse en tout genre, la Fura dels Baus, une troupe d'origine catalane excentrique et innovante, Carlotta Ikeda une danseuse et chorégraphe japonaise de but&#333;, Maguy Marin une danseuse et chorégraphe française de danse contemporaine, Pina Bausch l'une des principales figures de la danse contemporaine et de la danse théâtre. L'AMC, l'association mulhousienne culturelle proposait des spectacles de qualité, avec à sa tête Paul Kanitzer photographe, ancien directeur du festival Jazz à Mulhouse, récemment décédé. J'ai eu notamment la chance de voir un des derniers concerts de Léo Ferré au piano, en solo. Durant mes années d'études, j'ai aussi organisé beaucoup de fêtes, ou la danse était toujours omniprésente, à minuit tout le monde était sur la piste sous la boule lumineuse et se trémoussait le popotin sur le cultissime morceau de James Brown, Sex Machine. Le punch aidait beaucoup à désinhiber tous ces jeunes corps avides de danse frénétique. Le célèbre chanteur de funk était pour moi le roi de la danse incontesté, avec dans le même genre Michael Jackson et son style incontournable, le moonwalk. Inspirant aussi les débuts du hip-hop, du break dance, du smurf. Mes soirées, déguisées à thème (mauvais goût, Halloween) étaient attractives et festives, le disco y était majoritaire, très dansant, très Saturday night fever. Peu de temps après il arrivait, via l'Angleterre la house music, les raves, les free party. Ou la danse devenait hypnotique, proche de la transe. Étudiant, j'ai expérimenté quelques cours de danse, mais sans grande motivation, un cours de claquettes, une initiation au Flamenco, et pendant l'été, la danse du camp de vacances, un cours de salsa. Mais le plus souvent je danse chez moi, au son de la radio que je mets fort quand les morceaux me transportent.

Et aujourd'hui ?
J'ai dansé une année entière au centre chorégraphique de Strasbourg avec la compagnie Dégadézo, les intervenant.e.s, venaient d'horizons divers aussi bien de l'univers du cirque, des arts plastiques, du théâtre, de la danse improvisée. J'y ai appris la danse contactimprovisation avec un couple de danseur et danseuse. Cette danse contemporaine peutêtre dansée seul, à deux, à trois, et plus en groupe. J'ai beaucoup aimé. C'est une forme de danse née aux États-Unis dans les années 1970, et elle se pratique lors de rencontres appelées jams qui offrent aux danseureuses un espace libre d’improvisation. Débutant.es et confirmé.es s’y retrouvent pour développer un langage physique direct en échangeant leur
poids. Un dialogue peau à peau dans lequel deux corps, au moins, communiquent à travers un point de contact pour créer une chorégraphie instantanée. Cette pratique est ouverte à tous, danseureuses ou non, jeunes et moins jeunes, femmes, hommes, adolescents, personnes en situation de handicap, sans aucune restriction morphologique.

Notes de bas de page.
Qui se souvient du musicien Ernest Guyonnet, né au Poiré-sur-Velluire ? Méconnu ,aujourd’hui, il fut célèbre en son temps et baptisé le barde vendéen.
Issue de la fermentation naturelle de poires, le poiré est connu comme le "champagne normand". Aucune boisson alcoolisée autre que le vin, la bière, le cidre et le poiré n’est autorisée sur le lieu de travail. — (Code du Travail, article R4228-20.)
Peintre, dessinateur et illustrateur. D'origine française mais vivant en Russie, Emmanuel Poiré choisit, à sa majorité, d'émigrer en France et d'y faire son service militaire afin de recouvrer la nationalité française de ses ascendants. Il adopte rapidement le pseudonyme de Caran d'Ache, directement transcrit du russe " karandach ", mot signifiant " crayon ".
A la recherche du temps perdu, personnage de Proust.« Je m’ouvris de mes souffrances morales à notre ami, l’abbé Poiré, chez qui je rencontrai avec étonnement la même conviction, et je fis dire par lui des messes à l’intention de Dreyfus, de sa malheureuse femme et de ses enfants. »
Poiré : C'est dans la Somme et dans les départements voisins que le nom est le plus répandu. Il semble correspondre au poiré, ou peré, désignant le cidre de poire (surnom de buveur ou de producteur).
Alain Poiré, qui fut l’un des plus grands producteurs français. Troisième génération à travailler dans le cinéma, Ashargin — qui doit son drôle de prénom à un roman de science-fiction — est en effet le fils de Jean-Marie Poiré, le réalisateur du « Père Noël est une ordure » ou des « Visiteurs ».
Jean Gustave Poiré, dit Jean Poiret, né le 17 août 1926 à Paris et mort le 14 mars 1992 à Suresnes (Hauts-de-Seine)2, est un acteur, réalisateur, auteur, humoriste, metteur en scène et scénariste français.


Arnault Bernard
Résidence d'écriture, la Rochelle, merci à mes ami.es, rue du Parc des Pères, août 2023

Arnaud Poiré, artiste polymorphe
Le monsieur moustachu qui fait des clins d'œil sur la page d'accueil de son site Internet, c'est Arnaud Poiré. Cet artiste-plasticien a mis en ligne un résumé de dix ans de son travail : dessins, peintures et collages, hauts en couleurs et en sensations, y sont répertoriés. Cet architecte de formation-il a contribué notamment à la construction de l'IPE4, gros chantier du Parlement européen- aime varier les plaisirs : du mail-art au dessin par ordinateur, en passant par le
film d'animation, la performance alimentaire, le morphing (montage assisté par
informatique qui consiste à mélanger des portraits), voire la peinture sur polo.
Il a tout essayé, tout expérimenté !

Arnaud Poiré est également bien enraciné dans son quartier - lors de son dernier
déménagement, il n'a fait que changer de numéro tout en restant dans la même
rue - et a eu l'occasion d'y montrer son travail, lors d'expositions collectives ou des journées d'ateliers ouverts, tous les ans au mois de mai. Il y anime aussi plusieurs ateliers d'art plastique, en relation avec des associations comme Porte Ouverte ou Aides Alsace...Arnaud veut également mettre en place aujourd'hui des cours de dessin et de peinture destinés à des adultes, le mercredi et jeudi soir. Le mercredi après-midi est réservé aux adolescents, avec une initiation à la réalisation de films d'animation, le mercredi matin étant consacré aux plus petits avec des ateliers diversifiés (pâte à modeler, dessin, etc.).
M. N.
Publié par l’Association des Habitants du Quartier Gare - N° 10 - Eté 2004

"Super, félicitations !" Pierre G."Heureuse de t'avoir lu Arnaud ! tu y as pensé ... j'apprécie. Complètement bluffée par l'authenticité de ton firmament évolutif ... et ton style jovial à nous offrir cette vue personnalisée, plutôt modeste à bien y regarder. Souviens-toi que je te pensais invité à Sydney ... tant de choses sont possibles après tout ... et inversement... toutes proportions gardées. Au plaisir de te revoir. Strbg, petit salon aile droite médiathèque o.d.g., le 4 juill." Myriam B.(m tutti). "Bonne continuation Arnaud et fait toi une ruche du grand architecte." Eric W-N."XCELLENT. Biz" Francis W."Nous avons super apprécié ton magnifique parcours artistique… J’aurais voulu le même! Mais maintenant j’ai décidé d’être à donf' dans ma retraite. Claquettes, chaussettes, kékette. Surtout continue dans cette voie ! Et longue vie a toi." Nico W."C'est tout à ton honneur de ne pas avoir mentionné, dans cette fidèle biographie, l'épisode où tu avais sauvé ces enfants orphelins de la noyade lors de ta traversée du Pacifique sud en prao". Mathieu S. "Bravo Arnaud !!!"laurent S." Incroyable ! T'es sérieux carrément marié pour de vrai ?! Quelle belle nouvelle MAZEL TOV ARNAUD ! Danièle M. "C'est une super nouvelle !!!! Je préfère y croire ... Alors félicitations très cher !!"Anne.R."Bravo". Maud R. "Quelle vie, quel parcours ! L’Indiana Jones de l’art moderne ! Epoustoufflant !" Jean-François U."Hello, Waou, top en Australie !Ta bio est top aussi...ahahah." Annabel."Très belle biographie bises." b"Merci, j'ai passé un moment plaisant à lire ta biographie.Je n'ai pas su quoi prendre à quel degré, mais ça m'a bien plu!" Toto."Merci Arnaud, Quelle vie palpitante,Je veux te ressembler, Et j'ai la chance de te connaître, Je t'embrasse. " Laurent B."Super ! Ça se mange ?". Nathalie C."Me rendant moi même en Australie durant cette période, je serai ravie de voir cette exposition.À bientôt donc. Ravie d'avoir pris connaissance de ta biographie dont le style alerte m'a beaucoup plu. Salutations." Dorothée D."What a wonderful dream ahead!!So happy for you!" Gérard I."Top, cette expo et la mise en lumière de ton travail. Prends bien soin de toi, Somhack L.""Très heureux d’être présent à l’ouverture(vernissage ?) de ton expo. Mon Assistante m’a trouvé un AR in extremis (redoutable collaboratrice, elle connaît mes goûts et habitudes, elle m’a réservé une soirée à l’opéra et, ça reste entre nous, un rendez vous avec une Ford Escort). Je ne resterai pas longtemps, mais toujours ravi de suivre ton travail ici ou là, tu vois je fais confiance à ton incroyable sens de la mise en espace de tes travaux, je ne dissocie pas les œuvres des lieux où elles sont présentées. J’ai hâte." Daniel C."Toutes mes félicitations ! Amicalement." Chantal DD."Superbe biographie !Par contre, Sydney est vraiment trop loin pour venir admirer ton installation, y´a pas plus près ??" Véro & Co.
" Un peu loin pour moi mais bravo ^^ ! ah ah ah ah AH AH ^^'magnifique cette bio. a+ ! Maïc B."L'expo à Sydney... Bravo à toi!! mais je ne pourrai pas venir, c'est un peu trop loin. Merci pour l'invitation. Bonne chance à toi !" Saminia C."Mais quelle classe Arnaud, te voilà exposé en Australie. Have fun!J'ai parlé de toi il y a quelques semaines avec Marie-Annick! Me voilà rassurée, tu as l'air bien occupé. Au plaisir de te croiser en cantines ou ailleurs (j'étais maîtresse de maison durant quelques mois)." Stéphanie."Mon cousin quelle biographie riche et fascinante. Je me réjouis de venir voir ta nouvelle exposition grâce à la téléportation mentale (propre mais incertaine) dont j’ai la chance de bénéficier.Je ne pourrai probablement pas assister à l’inauguration par King & Queen Kangourou Queer mais ne manquerais pas le décrochage au mois d’août où je risque d’avoir quelques disponibilités pour effectuer la fameuse téléportation mentale. Bonne installation à Sydney. On n’a pas prévu de bouger sur Strasbourg d’ici là mais qui sait à ton retour d’Australie."Angèle G."Je suis ravie de voir que tu déploies davantage tes ailes.C’ est top !!! J’ aime bien ce que tu fais. J’ aime ta bibliographie, bien des choses que tu ne nous a pas dit lors de ces ateliers pôle emploi à juste titre j’ imagine. Basquiat… Je ne pourrai pas aller en Australie en ce moment pour voir ton exposition mais peut-être par le biais du net ou peut-être pas.Prends soin de toi. Et merci pour le partage et toujours plus haut!!!. Coumba B."Très belle mythologie personnelle." Olivier. G."Je serai vraiment heureuse de te revoir et j'adore ton texte!" Marie L. "J'ai eu grand plaisir à la lire. Bien tourné. Humour, humanité, fantaisie." Corinne C.

Déchets ultimes : ultime expo de l’année
Envie de visiter librement une exposition, la dernière semaine de l’année ? De découvrir des artistes mulhousiens et strasbourgeois ? D’être reçu comme un ami ? « Déchets ultimes » répond à toutes ces demandes. Décembre 2011/ L'Alsace par Antoinette Ober.

En ce mois d'avril 2022,l'asso Kinostub accueille en son lieu,@ 2 place du pont-aux-chats - Strasbourg Krutenau,l'artiste strasbourgeois : Arnaud Poiré, uTopTimiste,pour une résidence et exposition : " Vivre l'instant présent. "TEASER Galerie photos DNA pour sortir you tube Kinostub
Depuis 2 semaines il a constellé les murs de ses peintures, de ses collages, de ses modelages...
Il a aussi ramené ses films super 8 (numérisés), réalisés au début des années 2000, certains issus du célèbre Festival Tourné Monté.
Il a aussi invité deux vidéastes pour partager leurs créations vidéo récentes :
son fils Sacha Poiré, et son ami Simon Schott, qui ont crée la Wolfdog production,
2 époques, 2 générations !

C'est un immense plaisir de les accueillir à la KinoStub !
Et ce sera une joie que de vous faire partager cet Univers, ces Multivers !
A Strasbourg, dans ce coin de Krutenau en pleine transformation urbaine !
Et vivre avec vous... l'instant présent !
ça date de mai suis choqué!
alors trop belle expo, les huiles les dessins la chaise volante les collages (j'aurai préféré la voir en vrai. et je sais pas pourquoi j'y étais pas dsl), en+ j'adore le kinostub, on y était avec J. ya qqs semaines- ou qqs mois ça passe tellement vite-
le lieu est terrible, j'espère participer à une expo collective ou quoi un jour, ou une nuit:)
ton collage est génial. et j'vais faire pareil, de coller des oiseaux découpés etc en ville, j'adore l'idée, je me le suis noté merci! que je vais évidemment dire que c'est mon idée si jamais personne ne me demande. c juste simple et génial, pourquoi on n'y a pas pensé avant wesh! (ça existe déjà mais pas comme tu l'exprimes je trouve!)

&Sinon je me suis caressé inconsciemment en regardant cette video. ^==^^
et je rentre du boulot là, toujours au K. dans cette cave à boire de la vodka pamplemousse :)

jtembrasse,

préviens moi stpl à ta prochaine expo
<3<3<3

Merci ! Je viens de regarder, ça, c'est super ! Intense, compact, fiévreux, sensible ! :) Kiki D

"Furieuse une fois de plus d'être à ce point sujette à la sidération et à l'esprit de l'escalier.J'ai pourtant vu que ce n'étaient pas des oeuvres comme celles que l'on voit d'ordinaire en expo, sortes de fragments qu'on peut aisément délocaliser, mais les aspects contrastés de ton travail rassemblés en une composition tapisserie cabane tipi, mise en valeur par le lieu autant que ce lieu mettait l'oeuvre en évidence. Mais j'ai réalisé seulement en sortant que l'œuvre faisait tellement corps avec le lieu, qu'elle disparaîtrait en le quittant et que je n'avais pas d'image, même s'il est vrai aussi qu'il est très difficile de restituer un lieu par l'image.
A bientôt. Anne DLC"

mais arnaud c'est magnifique???

vraiment j'adore absolument tes toiles?!!!
dans des genres très différents, même si on reconnait ton style. elles me touchent beaucoup.
faites la guerre, pas l'amour, génial.

tu en vends ? je n'aurais pas les moyens d'en acheter malheureusement c'est sûr aha, mais peut être un jour?

merci infiniment de partager ça avec moi.

vraiment les visages et les corps tous... corporels. j'aime beaucoup les squelettes et la chair aussi enfin, ça me fait penser à un poème que j'avais écris, je te le joins, tu as dit que tu avais vu mon instagram alors peut être tu es déjà tombé dessus.

bisous Charlotte.

Résidence, Installation, Exposition aux Petits Zôtels Meisenthal, 4 déc -19 déc 2021

. 21 octobre 2020

Cuisine aux Petites Cantines entre Lilian et Damien.

Vidéo > Marché des créateurs Noël, salle de la Bourse. Strasbourg Décembre 2019.Vidéo Marché des créateurs


Place des Arts 26, 27 Octobre 2019 Strasbourg.





Bantzenheim, rue de Rumersheim, crédit photo Arnaud Poiré, Mars 2018. Strasbourg Neudorf, Octobre 2017. île d'Oléron, Amboise, août 2017.